Le web invisible regroupe des sites de bases de données interrogeables via leur propre moteur interne.
Ces sites sont , le plus souvent, mal indexés par les moteurs de recherche génériques.
Le web invisible comprend:
1.Des bases de données bibliographiques.
2.Des banques de connaissances:
Protocoles, guides de bonnes pratiques, méta-analyses et résultats d’essais thérapeutiques.
Banques de médicaments.
Banques de maladies (maladies orphelines par exemple).
Banques biologiques (ex:protéines, gènes…)
Banques d’images.
3.Des ressources textes: Périodiques, livres…
Le web invisible (appelé aussi web profond ou Deep web en anglais) contient:
-Le contenu généré par des formulaires.
-Le contenu non lié à d’autres pages.
-Le contenu à accès limité.
-Le contenu réalisé en Javascript ou en technologie Flash.
-Les formats de données non supportés par les moteurs de recherche.
La taille estimée du web invisible pourrait être 500 fois plus grande que le web visible. Ce ressources sont souvent de très bonne qualité.
Le web invisible comprend des ressources étonnantes à l’instar de la base de donnée du National Climatic Datacenter américain (370.000 Gigabytes de données) ou encore la base de la NASA (220.000 Gigabytes de données).
Le web invisible serait un excellent moyen de veille stratégique.
En effet, les 60 sites les plus importants du web invisible représentent, à eux seuls, plus de 40 fois la taille du web visible.
Les ressources liées au secteur médical représenteraient 5,5% de la taille du web visible.
Le web invisible médical comprend:
1.Des sites web.
2.Des bases de données bibliographiques.
3.Des périodiques en ligne.
4.Des ouvrages électroniques.
Sites web:
Ces sites web peuvent être:
-Des sites institutionnels ou gouvernementaux (ex: NCI aux États-Unis, ANES et INSERM en France).
-Des sites pour patients appartenant à des sociétés savantes ou répondant à une logique commerciale (le cas de CBS Healthwatch, Intelihealth, Netwellness, webMD…)
Plusieurs sites web sont dédiés aux professionnels de la santé:
-eMedicine (spécialisé dans les ouvrages électroniques): www.emedicine.com
-Medscape (conférences, publications et revues de littérature): www.medscape.com
-Praxis (revues de littérature) www.praxis.md
-WebMD www.webmd.com
D’autres ressources « invisibles » existent sur le réseau Internet, nous citons en particulier les bases de données en biologie moléculaire:
-DBCAT ( Catalogue des bases de données publiques en biologie moléculaire:
www.infobiogen.fr/services/dbcat.
-Human Genome (accès à la totalité des banques de séquences générées par les centres participant au Human Genome Project):
www.ncbi.nlm.nih.gov/genome/guide/human/
Des bases relatives aux cancers, maladies orphelines, médicaments génériques , banques d’images radiologiques ou encore aux données épidémiologiques sont accessibles sur le réseau Internet.
Les bases de données bibliographiques:
Medline:
(de l’anglais: Medical Literature Analysis and Retrieval System Online) est une base de données bibliographiques regroupant la littérature scientifique liées aux sciences médicales et biologiques.
Cette base de données est gérée par la NLM, bibliothèque nationale de médecine aux États-Unis.
La base de données comprend plus de 17 millions d’articles référencés provenant d’environ 5000 sources différentes.
Medline est , de nos jours, un outil de travail indispensable pour tout chercheur en sciences biomédicales.
L’ensemble de la base Medline est accessible via PUBMED qui fait office de moteur de recherche spécialisé en biologie et sciences biomédicales.
PUBMED offre aussi accès à:
-OLDMEDLINE: Les ressources d’avant 1996 non présentes sur la base MEDLINE.
-L’ensemble des citations d’articles des principaux périodiques médicaux.
-Un ensemble de citations en cours de référencement avant leur indexation.
-Un ensemble d’articles soumis directement à PUBMED.
L’accès à PUBMED est gratuit depuis le milieu des années 1990.
Autres bases de données bibliographiques:
-CINAHL (Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature) versé soins infirmiers et techniques de laboratoires.
-PsychInfo , répértoriant plus de 1600 périodiques en psychiatrie (www.apa.org/psychinfo).
-Current contents (www.isinet.com).
-Biosis Preview (www.biosis.org).
-EMBASE, regroupant plus de 8 millions de références et faisant figure d’équivalent Européen de MEDLINE (www.embase.com)
Périodiques en ligne:
Plusieurs éditeurs (Elsevier, Academic press..) ou revues (BMJ, JAMIA, JAMA, NEJM, etc..) permettent un accès à leur base d’articles en ligne.
Cet accès souvent payant est parfois gratuit comme c’est le cas de Pubmed central ou Biomed central.
Ouvrages électroniques:
Certains éditeurs permettent un accès à l’intégralité d’ouvrages médicaux.
Plusieurs sites internet permettent d’en bénéficier, nous citons:
-MD Consult (www.mdconsult.com)
-LWW Medicine (www.lwwwmedicine.com)
-eMedicine (www.emedicine.com).
Voir Aussi:
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